La plongée au lac de la Forêt d’Orient

Voici un long billet pour expliquer les modalités de la formation au lac.

Commençons par les modalités pratiques. Les plongées au lac ont lieu généralement le samedi après-midi et commencent fin mars. Il peut y avoir des dates additionnelles lors des ponts, certains dimanche matin, tenez-vous informés en consultant le calendrier du Suba. Il y a par exemple une plongée le lundi de Pâques. Quand la plongée est annoncée et un directeur de plongée trouvé, un formulaire d’enregistrement électronique est mis en place. Remplissez les champs, sachez que les données personnelles ne seront pas affichées en ligne. Seul votre prénom et niveau de plongée apparaîtront à tous, comme ça vous pouvez voir si vos copains sont inscrits. Les autres informations (téléphone, email) restent à la discrétion du directeur de plongée et des encadrants afin de préparer la plongée en fonction des niveaux de chacun. On se donne rendez-vous au local du Suba à 13h15, sur le côté de la piscine des Chartreux, pour récupérer le matériel. Vous devez avoir avec vous vos papiers de plongée : licence, certificat médical et carte de niveau si vous en avez une. Ils ne sont pas vérifiés systématiquement, mais vous devez les avoir en cas de contrôle par les autorités au lac. Si, ça arrive. On co-voiture de la piscine jusqu’au lac, départ de la piscine à 13h30 au plus tard. Pour celles et ceux qui bossent le samedi matin, il est tout à fait possible de demander aux copains de prendre du matos pour eux et de venir directement au lac, mais dans ce cas il ne faut pas arriver après 14h15 au lac. Le matériel ne peut pas être récupéré le jeudi soir.

Au lac nous disposons d’une base de plongée: vestiaires séparés hommes femmes avec douches, chaudes quelquefois. Réfrigérateur, toilettes, salle pour partager un morceau, … Le grand confort.

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On peut descendre avec les voitures devant la base pour déposer le matériel, mais il est strictement interdit de stationner devant la base ou « en bas ». Les voitures doivent êtres remontées sur le parking de la capitainerie. On redescend ensuite à pied par les escaliers, ce qui prend 2 minutes tout au plus.

Pendant que vous vous équiperez, vos moniteurs prépareront les palanquées et iront chercher les 2 bateaux du Suba. L’embarquement se fait dans l’ordre et la discipline. Un plongeur monte dans le bateau qu’on lui désigne quand son guide de palanquée ou son capitaine lui permette. Les 2 premières plongées de l’année se font dans une zone proche du port, à une profondeur de 6 à 8 mètres. Ensuite nous plongeons depuis la plateforme de plongée située sur un fond de 18 mètres, cette profondeur étant légèrement variable suivant le niveau du lac. On plonge aussi de temps en temps sur d’autres sites: la Picarde qui se trouve à côté du CNHS, sur la route Lusigny – Géraudot, ou bien le vannage qui lui se trouve à quelques centaines de mètres de la plateforme. Les sites sont annoncés avant la plongée.

lac

Les grandes questions maintenant: « quelle est la température de l’eau », « on voit quoi ? ». En début de la saison l’eau est généralement entre 7 et 10°C en surface, et peu descendre à 5°C au fond. Mais soyez rassurés car les débutant sortent généralement de l’eau en disant « j’ai n’ai pas eu froid ». Les combinaisons font bien leur boulot, les premières plongées se font à faible profondeur, ou le froid est moindre, et on reste finalement peu de temps dans l’eau. Pour une première plongée cela sera entre 20 et 30 minutes tout au plus. Et surtout si on sent le froid on l’indique à son guide de palanquée et la plongée s’arrête. Très vite dans la saison le lac se réchauffe. En mai la température de surface est déjà plus proche de 20°C que de 10°C, et le fond est au dessus de 10°C, mais rarement au delà de 15°C. Particularité de notre lac, il y a une « thermocline ». La température de l’eau évolue par couche et la transition est très franche et très perceptible. La profondeur de variation se trouve vers 9 mètres de profondeur.

Tout comme la température, la visibilité est variable. En fonction des modifications de niveau du lac, les sédiments sont posés au fond ou en suspension. Lors des fermetures saisonnières des vannes le centre de gestion des lac effectue des « chasses » pour nettoyer le canal d’amené, ce qui trouble le lac. Fin mai la température élevée entraîne le développement de micro-organismes qui rendent le lac vert, et réduisent aussi la visibilité. On évolue entre une visibilité au plus faible de 1m50 dans les cas extrêmes. En général on se situe à 5 mètres, et dans le meilleur des cas à plus de 10 mètres. Le meilleur moment se situant de fin avril à mi mai. Les variations importantes de niveau liés aux intempéries peuvent changer la donne, à voir sur place.

Après la plongée on revient au local où on peut remplir son carnet de plongée avec les informations du jour. Son lestage, ses sensation, les exercices réalisés… On débriefe avec sa/son moniteur. On partage aussi souvent une boisson et un bout de saucisson.

Ensuite retour à la piscine pour y ranger le matériel. Tout le matériel doit être réintégré immédiatement après la plongée, vous ne devez pas attendre le lundi suivant pour le restituer à la piscine. Arrangez-vous pour passer le bloc, la stab et les détendeurs du club à un copain si vous ne pouvez pas y aller vous-même. A ce moment là il est généralement 18h. Un bon après-midi à faire des petites bulles.

Pour les prépa N2

Le lac permet de valider les compétences qui amènent au niveau 2 de plongeur FFESSM. Lors des plongées vos encadrants vous feront effectuer des exercices, et noterons vos progrès. Au Suba, il faut un minimum de 10 plongées en milieu naturel pour prétendre au niveau 2. Les premiers diplômes seront annoncés en juin pour les plongeurs de cette année, avec remise officielle de brevet au méchoui du Suba qui a lieu fin juin. Les prépa N2 de l’année précédente peuvent être validés plus tôt, mais les diplômes sont remis lors du méchoui également. Si vous n’avez pas encore validé toutes les compétences fin juin, pas de drame. On plongera encore en juillet pour continuer les formations. Et puis sur la saison suivante aussi. Rappelez vous que c’est un loisir, pas une compet’ d’obtention de diplôme. Quand on vous donne un N2 on vous autorise à plongeur en autonomie. C’est super, mais dangereux aussi. Nous ne le faisons que lorsque nous sommes certain que vous en avez les compétences.

A partir du premier vendredi après le 15 mai commencent les plongées de nuit. Ces plongées peu profondes (6 à 8m) mais très longues (60 minutes) permettent aux prépa N2 de valider des compétences d’autonomie et d’orientation. On vous en reparlera en temps voulus.

Il y a chaque année un ou plusieurs moniteurs référent par groupe de niveau. Vous les découvrirez lors des plongées au lac. Si vous avez des questions sur votre progression, c’est à eux qu’il faut demander. Les compétences sont validées par l’ensemble des moniteurs au lac, vous plongez donc souvent avec des moniteurs différents, avec des équipiers différents aussi.

Pour les prépa N3

Il n’y a pas de nombre de plongées minimum pour un N3, mais certaines compétences ne peuvent s’acquérir qu’à 40m de profondeur, c’est spécifique à ce niveau car avec de grands pouvoirs, viennent de grandes responsabilités. Le lac permettra de valider certaines compétences, mais la grande partie de la formation N3 nécessitera des sorties à des profondeurs plus importantes. Nous devrons donc aller tâter du 40 m en Belgique, en Alsace, en mer. Mais le lac servira tout de même à valider vos compétences d’orientation, d’autonomie et d’autres encore.